D'où vient Angela Küber, de Bruno Descamps

Publié le par Hervé Sard

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La quatrième de couverture :

 

« … Ce soir, comme chaque fois que je visite mes boîtes à photos, je reviens sur ce portrait en noir et blanc d’Angela Küber. Elle avait trente ans. Ses yeux et ses cheveux très noirs contrastaient avec la douceur de ses traits. Jamais, depuis, je n’ai rencontré un tel visage, aussi beau qu’étrange, teinté à la fois de joie et de mélancolie. Elle avait écrit, au dos de la photographie, ces quelques mots : « j’aime en toi ta part d’ombre, ton mystère ». Mais c’est bien elle qui fut un mystère. Et qui le demeure, encore aujourd’hui… »

 

Les puristes poseront peut-être la question de savoir si ce roman, publié dans la collection « Polars en nord » de Ravet-Anceau, est ou n’est pas un polar. Peu importe, on peut bien le classer où l’on veut, tant il mérite d’être découvert. Et puis, en matière d’enquête, celle que va mener le héros se pose là. Il s’agit, si j’ai tout bien suivi, du premier roman publié de Bruno Descamps. Eh bien, j’espère qu’il récidivera avec autant de brio. L’histoire ? On peut croire au départ qu’il s’agit d’une banale amourette entre un type assez « fade » et une charmante jeune femme qui l’a plaqué pour aller s’assurer ailleurs qu’il n’y est pas. Mais non. Là où elle est, il ne risque pas de la retrouver, même en cherchant bien. Croit-on. Parce qu’il va y parvenir, et pas qu’une fois. Bruno Descamps a su éviter les pièges qui auraient pu faire dériver son récit vers de la mauvaise science-fiction, et cela n’a pas dû être simple.

 

L’écriture est belle, le récit sombre et poignant. Court et efficace.

 

Un très bon moment de lecture.

Publié dans Têtes de gondoles

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Richard 09/06/2010 15:00


Bonjour Hervé,
Très intriguant ce bouquin !!!
J'attendrai sa parution au Québec.
Merci
Amitiés